Témoignage de Roland K.

C’est simple : j’allais mourir si je ne maigrissais pas. Physiquement, j’étais à bout, et le by-pass m’a sauvé la vie. Il y a 15 mois, je pesais 135 kg pour 1,74 m.

Je souffrais d’apnée du sommeil aiguë, même assis, j’étais essoufflé, j’avais la sensation que des clous s’enfonçaient dans mes articulations quand je marchais. J’avais tout essayé pour maigrir : la restriction à en pleurer de faim, les sachets hyper protéinés, les médicaments coupe-faim, je perdais à chaque fois 8 à 10 kg, puis je craquais, et je reprenais tout. Quand j’ai pris rendez-vous à l’hôpital, je voulais être opéré au plus vite, mais il y a une phase préparatoire, durant laquelle on apprend la diététique, afin de s’habituer à manger sain et diversifié avant l’opération. Que l’opération soit irréversible n’a jamais été un problème, car je voulais me défaire de ce corps de souffrance une fois pour toutes.

Une fois opéré, cela a été plus dur que prévu, j’avais sous-estimé la phase de transition d’un mois et demi, où je n’ai pu manger que des bouillies, des soupes, des yaourts, des compotes, du haché et rien de cru, le temps que mon nouveau système digestif s’adapte. il m’a fallu huit semaines pour arriver à mon alimentation définitive d’aujourd’hui : je mange de tout, sans restriction, mais je divise mes portions d’avant par trois, soit une assiette à dessert au lieu d’une grande par repas et un laitage en dessert. Je n’ai jamais faim, mais parfois une sensation de manque psychique. C’est difficile de s’affranchir de l’habitude des bouchées copieuses au contact du palais. Mais vu les bénéfices, c’est un détail : 47 kg en moins et, depuis mon poids est stabilisé et fini les apnées.

Merci infiniment au Professeur Jean-Marc Chevallier et toute son équipe ainsi qu’à son assistante Nora pour le support, soutien avant, durant et après l’intervention.

Retour